marx meister
Passions: lecture, écriture, internet (bien sûr)Sports: funboard, vtt, randonnées pédestres
My Blog
Cahiers extimes
On Monday 29 August 2005Dans un des volumes de la pléiade rassemblant les oeuvres de Fancis Ponge, l'auteur expliquait -mais je ne parle que de mémoire ici- qu'on ne devenait écrivain qu'une fois compris que l'écriture est d'abord un travail de réécriture. Que sont donc les foules innombrables de mots qu'abritent ces blogs? Est-ce qu'il s'agit d'écritures, ou bien simplement des premiers jets, des brouillons?
Mais cette question que je me pose là m'est avant tou destiné. Quel sens trouver à la rédaction d'un journal sur internet et à la publication de ces billets? Peut-être juste le sens d'avoir dit quelque chose, écrit ne convenant, ou plutôt ne me convenant décidément pas. Le sens de ce qui écrit c'est au fond quelque chose qui me travaille profondément au moins sous deux aspects. Celui illusoire de ne pas répéter, s'inscrire dans une nouveauté, un décalage, qui n'est pas celui d'une rebellion, d'un révolte. Ecrire à côté comme Foucault parlait de la pensée du dehors. Deuxième aspect: comment dire en un même temps,mais en fait le mot qui illustrerait le mieux mes propos serait en un "même espace " tout ce qui se foule et s'amasse dés les premiers mots de la première phrase jetée. Si je me laissais aller àce penchant là, à cette recherche là d'une écriture spatiale, d'une écriture cartographique, mes phrases ressembleraient à un amalgame de parenthèse, tirets, virgules, inserées dans la phrase même. Inventer donc une écriture qui fasse entrer dans le procédé d'écriture lui-même le contexte de sa production. N'est-ce pas inventer une écriture totale, une écriture complète? Mais il y 'a peut-être toujours quelque chose de fuyant dans une phrase: un mot en appelle un autre, un mot en éveille d'autre... une circulation vide, un manqu irréductible. Peut-être comme le désir. Je serais surpris que des psychanalystes n'aient pas envisagé la question. La phrase désire la phrase, le mot désire le mot, sans jamais que l'une ni lautre n'atteignent jamais ce qu'elles visent: jamai ucuneoeuvre ne s'embrasse vraiment. Et je peine dans tout ce que j'écris à ce heurt là: que rine ne soit jamais terminé, que l'horizon de ce qui s'écrit est toujous un horizon abandonné, un horizon déserté. Il meplairait, sans que je sache si cela est vrai, il me plairait de dire que toute oeuvre est toujours quelque part une oeuvre désertée, une oeuvre trop grande pour son écrivain qui se retire. en cela l'oeuvre dépasse toujours son producteur, vit sa vie d'oeuvre autonome, en cela qu'elle est désertée. Les estampes japonaises sont des oeuvres désertées. C'est pour cela que tot tourne dans un jeu à blanc entre vie et plein. Désertion du pinceau qui s'efface: seuls restent discernables les traits si fins des brins de soie ou de bambous. Désertion du nom qui s'écrit en idéogrammes... une autre façon de dessiner dans le dessin. Désertion kafkaienne: une vie ne suffirait pas à parfaire l'oeuvre commencée. Cela est un mal absolu, mais 'est aussi la possibilité de tout art.
Pluie Noire
On Saturday 20 August 2005Catastrophes climatiques
Divagations :: 1 commentDe tout et de rien, le vide est une félicité
On Monday 15 August 2005Et bien ceci étant ma première tentatvie de blog, je ne sais pas trop quoi écrire ni dire... Mais peut-être est-ce cela au fond internet: la contemplation abyssale d'un tout communication qui ne laisse plus rien au silence... Je ne sais pas, mais je dois dire que je me sens quelque peu tenté par ces expériences ex-times que réalisent les bloggeurs en se confiant sur le net. Peut-être confier n'est-il pas juste après tout. Doit-on réemployer la vielle alternative à laquelle nous soumettait Butor lorsqu'il parlait d'un mouvement d'exploration ou d'imploration de l'âme?
Divagations :: 0 commentsSome photos
Hiroshige peintre de grand art japonais |
Hiroshige |
Hiroshige |











